Adviso

Jean-François Renaud, Associé


Alliance numérique :: Présentez-nous Adviso?

Jean-François Renaud
(ici à droite sur la photo) :: Adviso est une firme en stratégie et marketing Internet qui se concentre essentiellement sur la partie affaires des projets Internet. On essaie de choisir le bon positionnement Web pour l'entreprise selon sa stratégie d’affaires traditionnelle, parfois on doit aussi la challenger et la faire évoluer pour mieux répondre aux impondérables amenés par les transformations imposées par le Web. Je parle de changements qui vont au-delà du Web, je parle de la transparence en entreprise ou encore de la longue traîne pour ne nommer que ceux-là.

Adviso souhaite être le leader en stratégie Internet et a aussi un important volet tactique en marketing Internet. Il peut prendre la forme de référencement, d’achats de mots clés, de marketing par courriel ou dans les réseaux sociaux.

Finalement, Adviso propose des mesures de performances Web. C’est à dire que l’on envoie des rapports (journaliers, hebdomadaires, mensuels) à nos clients. On devient leur département de proactivité Web. On les oblige à faire évoluer leur site. On leur montre les objectifs atteints et ceux qu’ils doivent atteindre. On ne leur donne pas simplement des chiffres, des mesures, mais on leur dit aussi ce qu’il faudrait faire ensuite. On fait donc des recommandations concrètes. Parfois, on lève le drapeau pour leur dire : « Peut-être est-il temps d’avoir une réflexion plus profonde, donc de revenir à la stratégie? » C’est ce qui nous permet d’être présent tout au long du cycle Web et de la présence Internet de nos clients.

AN :: Justement, qui sont vos clients?

JFR :: De plus en plus, on va vers la grande entreprise : Cascades, Téléglobe, Hydro-Québec, Transcontinental, Québec Loisirs. Mais nous avons aussi plusieurs PME pour qui le Web est essentiel à leur activité. L'idée est de travailler avec des entreprises qui ont une certaine maturité Web et pour qui notre expertise a une grande valeur.

AN :: Quels sont vos mandats préférés?

JFR :: C’est sûr que ce sont les mandats de stratégie. Tu travailles, tu échanges avec la haute direction de l’entreprise. Tu es dans le secret des Dieux. Tu discutes avec la haute direction et tu as une influence sur la stratégie traditionnelle des grandes entreprises. Il n’y a rien de plus intéressant. Il y a la question de l’organisation du travail. Il faut comprendre comment les entreprises vont travailler ensembles, les contraintes qu’on doit surmonter, mais tu n’as pas les contraintes liées à la technologie.

En plus, c’est un processus qui est lent, alors tu peux travailler pour plusieurs clients en même temps, car il y a un temps de digestion nécessaire. Ce n’est pas une question en rapport avec la technologie, c’est une question de processus, de ressources humaines, budgétaires et, au final, technologique.

C’est ça qui est intéressant, c’est de mettre en place le plan et de s’assurer ensuite qu’il fonctionne. Le fait de ne pas avoir à réaliser de site Web nous permet de faire plus de projets, une grande variété de projets qui nous inspire.

AN :: D’où vient l’idée d’Adviso?

JFR :: En 2001, on était quatre associés en pleine désillusion du Web. On s'est dit : « En ce moment le Web ne fonctionne pas. Les gens mettent trop l’emphase sur la technologie et pas assez sur le plan d’affaires que la technologie doit supporter. » Nous on pensait et on pense toujours que la technologie est un moyen et non une fin. On a donc voulu mettre sur la table que c’est le plan d’affaires qui prime. Il faut insister sur la direction à prendre, les fonctionnalités, les contenus et les activités de commercialisation à mettre en place avant de s’attarder sur la technologie. C’était l’idée de départ d’Adviso. On a prêché dans le désert pendant deux ans, car tout le monde voulait de la technologie sans prêter attention à la stratégie. Aujourd’hui, c’est le contraire.

AN :: Quels sont les reproches typiques que vous faites au site Web?

JFR :: Trop de technologie, trop de design. Un angle qui dépend souvent de la firme avec laquelle on travaille. Il est important de comprendre que le Web est un environnement où il est nécessaire d’être multidisciplinaire. C’est un environnement où la communication est reine et où elle doit être supportée par de la technologie et de la créativité.

Si on choisit un angle plutôt qu’un autre, on a un projet qui est esthétique, mais extrêmement difficile à commercialiser, ou qui est technique, mais qui ne respecte pas les capacités des utilisateurs ou ne sort pas dans les engins de recherche ou des projets dans lesquels on met tout le budget dans la technologie et où il ne reste plus rien ensuite pour faire la commercialisation. On a donc une très belle plateforme qui ne profite à personne. Le reproche principal est donc peut être le déséquilibre qui règne entre les différentes disciplines.

Entretien réalisé le 27 mars par Olivier Champion



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