Beenox

Dominique Brown, Président-directeur général


Alliance numérique : Beenox est en pleine croissance. Pouvez-vous nous dire où vous en êtes?

Notre équipe a le vent dans les voiles! Nous venons à peine de terminer le développement du jeu James Bond - Quantum of Solace sur la Nintendo Wii et PC. De plus, nous travaillons sur un produit de la franchise Guitar Hero, en plus de deux autres projets de développement complets sur consoles. Il va sans dire que toute notre équipe est extrêmement motivée par ces projets.

D'ailleurs, grâce à nos efforts de recrutement, nous avons été en mesure de combler nos 200 postes à pourvoir sur une période de 18 mois. Notre équipe compte donc maintenant plus de 260 employés spécialisés, qui développent des jeux connus mondialement.

Nous allons donc conquérir le monde, comme prévu.

AN : Le secteur des TI en général et du jeu vidéo en particulier connaît un problème de main d’œuvre. Comment gérez vous cette réalité?

Je dis souvent que l’industrie du jeu vidéo est née dans la pénurie de main-d’œuvre. Plusieurs industries ont été prises par surprise, mais l’industrie du jeu vidéo a toujours planifié en fonction de celle-ci et a mis en place des initiatives pour la contrer.

À titre d’exemple, le Cégep de Ste-Foy a mis sur pied un programme de Programmation en jeux vidéo en collaboration avec Beenox, il y a de cela quelques années. Nous récoltons donc aujourd’hui les fruits de ces initiatives.

De plus, nous pouvons compter sur un esprit de collaboration exceptionnel entre les entreprises. C’est ainsi que nous avons pu conjointement mettre en ligne le site macarriereenjeux.com, de même que la journée d'orientation du même nom.

Finalement, l’industrie peut maintenant compter sur un partenaire majeur : l’École nationale en divertissement interactif (ENDI), qui accueille sa première cohorte depuis septembre. Ce projet, qui me tient particulièrement à coeur à titre de président du conseil d'administration, aura des retombées économiques très intéressantes pour la ville de Québec, et le Québec, Je vous invite à visiter le site de l'École: endi.qc.ca.

AN : Vous travaillez sur le prochain James Bond. Quelle est sa date de sortie?

Nous avons développé les versions Wii et PC du jeu James Bond – Quantum of Solace. Celui-ci sortira en Amérique du Nord le 4 novembre prochain.

Nous sommes particulièrement fiers du travail que nous avons fait sur la version Wii, qui contiendra un mode multi-joueurs en ligne entièrement développé par Beenox. J'invite d'ailleurs les participants au Sommet international du jeu de Montréal à venir se mettre dans la peau de James Bond à notre kiosque sur place!

AN : Quels sont les projets de Beenox à moyen et court terme?

Nous avons annoncé au printemps dernier que nous planchons sur un jeu de la franchise Guitar Hero, qui sera produit entièrement à Québec, sur consoles. Notre équipe y travaille depuis maintenant quelques mois, et le projet est emballant!D'ailleurs, avec l'arrivée de Guitar Hero dans nos studios, nous avons procédé à l'embauche de gens ayant une formation ou de l'expérience en musique, ce qui a apporté une diversité nouvelle à notre équipe. Et nous avons maintenant quelques "bands" à l'interne! 

Beenox a au total trois équipes de développement majeures qui planchent sur des projets qui verront le jour sur toutes les principales consoles de jeux. Ces projets sont tous d'envergure internationale.Vous continuerez donc à entendre parler de Beenox en 2009!

AN : Vous avez été l’un des acteurs majeurs de la création de l’École nationale en divertissement interactif (ENDI). Quel bilan peut-on faire quelques semaines après la première rentrée?

Je suis très fier de la mise sur pied de l'ENDI. La nouvelle École offre notamment à ses étudiants une structure de mentorat inédite, jumelant chaque étudiant avec un professionnel en entreprise. Les étudiants ont aussi au la chance de passer une journée en entreprise au début de leur formation, et auront vécu l'équivalent d'une semaine complète d'immersion en entreprise à la fin de leur formation. De plus, les étudiants bénéficient de l'expertise et de la proximité avec tous les acteurs majeurs de l'industrie, en profitant notamment d'une conférence spécialisée à toutes les semaines.

Un passage à l'ENDI permettra aux étudiants d'expérimenter la réalité industrielle d'une production de jeu vidéo, en concevant un projet qui répond aux exigences d'un comité client, composé de membres de l'industrie.

Le partenariat des industries et des institutions et l'engagement des professionnels du milieu sont définitivement gages du succès de l'ENDI.

Par ailleurs, la première cohorte qu’accueille l’école avance très rapidement. Les étudiants ont terminé la formation initiale, validée par un mini-projet de trois jours, au cours duquel ils ont réussi à produire un space shooter. Le projet principal a ensuite été amorcé avec un grand enthousiasme et s'annonce très bien. Le jeu sera produit sur une période de 12 mois. Nous avons donc identifié des livrables par cohorte, par exemple, la première doit livrer le premier niveau jouable du projet.

Le défi majeur est de créer quelque chose de nouveau et d'original. Les étudiants nous surprennent déjà par la qualité de leur travail, tant en matière de contexte de jeu que du gameplay lui-même. La qualité graphique du jeu est également très bonne. Le premier livrable a été présenté et promet déjà de belles surprises!

AN : Quels sont les projets et objectifs de l’école dans les prochains mois?

Nous avons de grandes ambitions pour l'École! Nous nous affairons d'abord continuer de développer la formation offerte aux étudiants de l'École. Nous travaillons sans cesse à l'amélioration de nos méthodes et au développement du programme pédagogique, afin qu'il soit le plus fidèle possible à la réalité des entreprises.

Nous désirons aussi que l'École développe un second volet en formation continue dès 2009, qui bénéficiera aux entreprises du secteur ainsi qu'aux institutions qui désirent actualiser leur formation. L'École mettra sur pied différents cursus de formation, tant du côté de la gestion de production que du côté technique.

Ultimement, nous voulons que l'École devienne une plaque tournante pour la formation dans le domaine du jeu au Québec. Ce faisant, l'École offrira du support et de l'encadrement aux instutions et aux entreprises qui désirent mettre sur pied ou améliorer leur offre de formation. Éventuellement, nous notre objectif est que l'École nationale en divertissement interactif soit présente ailleurs au Québec.

AN : Beenox vient d’être élu Meilleur employeur du Québec. Sur quoi repose cette réussite selon vous?

Nous sommes vraiment fiers d'avoir remporté cet honneur! C'est la reconnaissance qui nous est la plus importante, en tant qu’employeur, puisqu’elle est remise suite à un sondage effectué directement auprès des employés. C'est donc notre équipe qui nous a décerné ce prix!

Notre succès repose définitivement sur notre équipe, qui a un potentiel incroyable. Nous avons toujours consacré des efforts considérables à l’embauche de gens qui ont une attitude qui correspond aux valeurs de Beenox, et qui ont la volonté de développer leur potentiel à l’interne. Et ces gens, qui ont un solide esprit d'équipe, sont à la base de nos succès. Chez nous, il n'y a pas de chacun pour soi! Nous privilégions d'ailleurs l'approche par comité dans l'entreprise.

De plus, l'ambiance de travail chez Beenox est loin d'être banale! Nous pouvons compter sur un club social très actif, qui organise des activités aussi fréquentes qu'originales.

Nous travaillons sur des titres qui connaissent du succès partout dans le monde. Notre équipe a évidemment un très grand sentiment d'appartenance et a de quoi être fière! Et plus que tout, nous avons la chance extraordinaire de vivre d'un métier qui nous passionne!



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