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Alliance numérique
Alain Lachapelle,
Directeur, Sommet international du jeu de Montréal
Alliance numérique : L’édition 2008 du Sommet international du jeu de Montréal (SIJM) vient de se terminer. Quel premier bilan peut-on tirer?
Alain Lachapelle : D’abord, le SIJM confirme sa croissance autant par le nombre de conférences, de conférenciers que de participants. Je suis heureux de constater que la nouvelle équipe d’Alliance numérique a pu maintenir, voire renforcer la croissance que le SIJM connaît depuis sa création.
Le SIJM récolte également le fruit de ses efforts. Je constate qu’après cinq ans le Sommet s’est taillé une réputation enviable qui lui permet d’envisager une plus grande internationalisation tout en participant davantage au rayonnement de l’industrie québécoise.
AN : La thématique Jeu sérieux a cette année était pleinement intégré avec une double programmation. Quel en a été l’accueil?
AL : Le jeu sérieux s’est retrouvé pour une deuxième année au cœur des discussions avec des conférences à la fois théorique et pratique sur le sujet. Nous avons fait la belle part à l’industrie canadienne et sommes fiers des succès que cette dernière connaît, notamment avec la Canadian American Alliance for Simulation, Training, Learning and Education (CAASTLE).
Par ailleurs, je crois qu’il est temps de montrer l’évolution internationale de ce secteur et d’engager un véritable dialogue au-delà de nos frontières.
AN : Parmi les nouvelles thématiques (Production et Mobilité), la seconde, qui ne comptait que deux panels, est-elle amenée à se développer en 2009?
AL : La participation significative à ces panels nous, le comité consultatif et moi-même, incite grandement à offrir un programme complet de conférences pour 2009 d’autant plus que le Québec compte plusieurs studios de développement sur cette plateforme en pleine croissance.
La réaction des participants et leurs commentaires lors du sondage d’appréciation justifie également l’ajout de la mobilité pour l’an prochain.
AN : Le Sommet s’est pour la première fois ouvert au grand public. Êtes-vous satisfait de cette première?
AL : Il s’agissait véritablement d’un banc d’essai. Le Sommet a atteint sa cible puisque nous souhaitions rejoindre les étudiants ou les jeunes professionnels intéressés par une carrière dans l’industrie. À l’instar de l’étude de positionnement de l’industrie québécoise du jeu, nous constatons une pénurie de main-d’œuvre et nous souhaitons mettre à contribution le rayonnement du Sommet pour démystifier la profession et attirer étudiants et professionnels vers l’industrie.
AN : Quel bilan peut-on tirer de l’Espace affaires?
AL : La bonne nouvelle, c’est que Montréal et le Canada s’imposent comme véritable marché où faire des affaires. En effet, dix jours après la tenue de la Game Connection, à Lyon, près de 50 développeurs ont participé à l’Espace affaires. C’est 20 de plus que l’an dernier!
Nos efforts doivent donc se tourner du côté des éditeurs. Les efforts devront être déployés dès le début 2009 pour assurer une présence significative d’acheteurs. De plus, l’informatisation des rendez-vous s’impose. Cela permettra d’assurer une plus grande transparence dans la gestion du processus et une meilleure efficacité à l’interne.
Ces ajustements permettront de concrétiser le potentiel véritable que recèle l’Espace affaires.
AN : Vous êtes responsable d’Alliance jeu. Quel est le calendrier de ce comité? On l’imagine chargé après le dévoilement de l’étude de positionnement et ses recommandations.
AL : Une première rencontre a eu lieu début décembre, au lendemain du SIJM. Près de 50 personnes, issues d’entreprises, de centres de formation et de partenaires gouvernementaux, ont assisté à la rencontre. Dans un premier temps, nous avons écouté ce que les participants ont ciblé comme priorité. Dès janvier, nous travaillerons avec un comité plus réduit, issu de ce même groupe, à l’élaboration d’un plan d’action couvrant aussi bien la formation, la commercialisation, le financement, l’innovation et la créativité, la R&D, la reconnaissance professionnelle et les partenariats internationaux.
Nous serons très actif au cours de la prochaine année et nous veillerons à ce que notre action soit inclusive et résolument concrète. Il faut retrouver la vigueur perdue au cours des dernières années. La forte participation des membres et des non membres d’Alliance numérique inspire confiance. Nous sentons un besoin criant de concertation et d’actions. Un besoin normal lorsque nous observons l’étude de positionnement de l’industrie québécoise du jeu vidéo. Cette étude place le Québec au sixième rang mondial. Avec une place aussi enviable et une industrie en pleine santé, nous comprenons mieux le besoin de bouger et la concertation de nos membres.
AN : Avez-vous déjà de nouvelles idées en tête pour le SIJM 2009?
AL : Aux rencontres avec les professionnels que nous connaissons depuis cinq ans, nous souhaitons ajouter un volet public. Ce volet visera la démystification de la profession dans le but de pallier au besoin de main-d’œuvre identifié par les entreprises. Plusieurs d’entre elles sont en processus d’embauche. Il faut aider nos entreprises à mieux faire comprendre la profession, sa réalité, son potentiel et les débouchés de l'industrie. Le jeu vidéo se situe à mi-chemin entre l’innovation, la créativité et l’économie du savoir. Ce discours doit être livré et entendu pour que nous en récoltions les fruits.
AN : En connaissez-vous les dates?
AL : Bientôt, bientôt. ;-)
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