Megavolt

Steve Trinque, Président


Alliance numérique : Pouvez-vous nous présenter Megavolt?

MEGAVOLT est une entreprise spécialisée en création de sites web et en développement d'applications qui offre tous les services liés à la mise en valeur des entreprises et autres organisations à travers le Web et les nouvelles technologies.

Nous offrons une expertise qui allie une très riche expérience en design et en communication et une maîtrise inégalée des technologies web. Ainsi, de par ma formation en design industriel, un leitmotiv inculqué à l'université me suit en tout temps et guide les créations de mon équipe : la forme suit la fonction. Partant de ce principe, tout ce que nous faisons a une raison d'être, qu'elle soit artistique, technique ou fonctionnelle.

Ainsi, nous mettons en place avec nos clients une stratégie web complète qui permet d'attirer, de diriger, d'informer, de connaître et de fidéliser l'internaute.

AN : Vous avez fondé Megavolt en 1997. On imagine que beaucoup de choses ont changé dans le domaine du web en une décennie?

Oui, énormément! En fait, il y a un peu plus de 10 ans, on apprenait aux programmeurs/analystes qui sortaient des universités à programmer avec des langages élaborés dans les années 60 et 70. Il y avait eu jusque-là bien peu d'évolution quant aux langages de programmation et aux façons de présenter l'information. Nous en étions encore pour la plupart à la ligne de commande en DOS et le principe de WYSIWYG en était à ses balbutiements. Le Web n'était pas aussi performant que maintenant en termes de bande passante. Pour diffuser du contenu interactif intéressant, il fallait donc se tourner vers les supports rigides comme les cédéroms pour y mettre nos superbes présentations Hypercard.

Le Web est finalement devenu mature, il devient spectacle seulement si cela sert la cause de l'entreprise et s’il s’agit du meilleur moyen de capter l'attention de l'internaute. Il devient plus fonctionnel et plus discrétionnaire. Les utilisateurs et propriétaires de sites web veulent être plus autonomes; ils désirent en changer le contenu à leur guise afin de rendre leur entreprise plus dynamique. On utilise aussi le Web pour améliorer sa gestion documentaire ou sa gestion tout court, pour communiquer au sein d'équipes de travail et avec ses clients. Le Web ne se résume plus au site corporatif traditionnel, mais à un ensemble de plateformes et d'outils communicationnels (site, portail, extranet, bulletin, cms) qui, réunis, permettent aux entreprises d'atteindre leurs objectifs marketing.

AN : Sentez-vous que les clients sont aujourd’hui plus au fait des nouvelles technologies, ou au contraire plus perdus, dubitatifs?

Ce qu'il y a de bien avec le Web aujourd'hui, c'est que nous sommes moins dans le flou spéculatif. Nous avons maintenant des assises solides fondées sur nos expériences passées. Nous pouvons dire que nous connaissons beaucoup mieux ce médium et nous savons dire aux clients les erreurs à éviter.

Lorsque nous assistions à des conférences en 1999 et 2000, nous avions souvent devant nous des gourous qui prétendaient prédire comment serait le Web dans 10 ans. Je me rappelle d'une pub d'IBM de l'époque qui disait aux entreprises que chaque dollar investi dans le Web allait en rapporter autant... Plusieurs des idées véhiculées à cette époque ne se sont malheureusement jamais réalisées et plusieurs gestionnaires d'entreprise de ce moment ont été échaudés, car ils ont sûrement engloutis des sommes colossales dans des sites web qui n'étaient pas fonctionnels et qui, en bout de ligne, ne rapportaient rien.

Aujourd'hui, dans les conférences, il y a moins de gourous, et plus d'experts. On nous dit ce qui marche, ce qui a fait ses preuves et c'est là-dessus que nous basons notre approche avec nos clients. Nous voulons leur apporter des solutions concrètes qui à court et moyen termes leur rapporterons une meilleure performance dans leur communication et leur gestion.

Ceci dit, je ne peux pas dire que nos clients sont plus ou moins informés, il y en a de toute sorte qui connaissent plus ou moins certains aspects du Web. La méconnaissance ne se situe pas au niveau de la conception du site, car la plupart des entreprises en ont déjà fait faire un ou plusieurs, le problème vient plutôt du fait que les dirigeants d'entreprise ne savent pas trop comment en exploiter les possibilités. Souvent, pour eux, le site Web se résume à une URL sur leur carte d'affaires.

En mettant en place un comité Web dans l'entreprise, qui regroupe au moins une personne responsable du marketing, un membre de la haute direction et un membre de l'équipe informatique, nous arrivons à avoir, du côté client, des gens qui sauront tous interpréter notre approche sans être biaisés par leur bagage de connaissances qui se limite parfois à une expertise poussée, soit du côté technique, soit du côté ventes et marketing mais rarement dans les deux. Or, nos projets doivent allier art et technique.

AN : Vous avez récemment annoncé toute une série de mise en ligne. Vous semblez avoir le vent dans les voiles?

L'entreprise va actuellement très bien. Nous avons effectivement lancé plusieurs sites ou fait des mises à jour au cours des dernières semaines : corpiq.com, maisonethier.com. spec.qc.ca, cuisine-eurostyle.com, solariumdeparis.ca, kenworthmontreal.ca, gildan.com, journalservir.com, automacadconcrete.com, agrocentre.qc.ca, pasquier.qc.ca, montsutton.comacademiedanza.com, fee.qc.ca.

Nous avons aussi travaillé en collaboration avec LXB communications sur les sites web modeacademie.ca et accentmeubles.com, et avec Enigma communication sur le site web magnuspoirier.com.

AN
: Quels sont vos projets de prédilection?

Personnellement, j'aime les projets qui impliquent une problématique d'affaires et de gestion pour laquelle je peux développer des solutions basées sur le Web.

Mon directeur artistique vous dira, quant à lui, que ce sont les projets où il peut laisser aller son talent créatif.

Mes programmeurs vous parleront des projets qui leur permettent de repousser les limites de la logique des langages avec lesquels ils travaillent et les projets qui leur permettent d'apprendre de nouvelles façons de faire.

Mes animateurs Flash aiment les projets qui leur permettent d'expérimenter des trucs jamais vus, d'intégrer de la vidéo, de faire du Flash dynamique.

Finalement, mes chargés de projets adorent les projets dans lesquels une relation de complicité s'établit avec le client.

Savez-vous ce qui nous permet d'être aussi passionnés par notre métier qu'il y a 12 ans? Le changement. Le Web évolue, nos clients sont différents et œuvrent dans tous les secteurs, les problématiques sont différentes. Chaque jour est un nouveau défi. Alors, nous ne voulons pas nous cantonner dans un seul type de projets. En fait, actuellement, je vous dirais que le seul mot qui nous réunit est : Web.

AN : L’industrie des TI souffre d’un problème de main-d’œuvre. Le ressentez-vous?

Certainement. Il a trois ou quatre ans, lorsque j'affichais une offre d'emploi sur un site comme Infopresse, je recevais instantanément des dizaines de CV. Maintenant, je dois utiliser une dizaine de sites différents pour afficher mes offres, contacter les profs dans les collèges et universités pour qu'ils me réfèrent des finissants, faire des annonces sur des sites de réseaux sociaux et en bout de ligne, je ne reçois que six à sept CV et ce ne sont malheureusement pas tous des gens compétents.

Après l'affichage pour un poste d'intégrateur cet automne, j'ai reçu le CV d'une dame qui me disait qu'elle ne savait pas ce qu'était un intégrateur, mais qu'elle était très débrouillarde et que si on lui donnait sa chance, elle allait apprendre très vite. Je me demande alors pourquoi mes employés ont travaillé fort au cégep ou à l'université pendant trois ou six ans si c'est si simple!

AN : Vous êtes implanté à Saint-Jean-sur-Richelieu. Quels sont les avantages et les inconvénients de ne pas être une agence montréalaise?

C'est une question qu'on me pose souvent. En fait, je ne vous cacherai pas que si j'ai choisi Saint-Jean-sur-Richelieu, c'est que je suis natif de l'endroit. Après avoir fait mes études à l'Université de Montréal, j'ai établi mon premier bureau dans un tout petit local loué au Festival des montgolfières, qui était alors mon principal client. Depuis 12 ans, nous avons occupé trois bureaux et nous sommes maintenant établis dans le CNE (Carrefour de la Nouvelle Économie).

J'apprécie au plus au point la qualité de vie que notre région offre à mes employés et à leurs familles. Depuis quelques années, la ville a retrouvé un grand dynamisme économique. J'ai été impliqué au cours des dernières années au sein de la chambre de commerce locale comme administrateur et vice-président et plusieurs projets du milieu me portent à penser que notre ville est promise à un bel avenir et que c'est un endroit privilégié pour y établir une entreprise.

Le centre-ville de Montréal est à moins de 25 minutes de mon bureau, en dehors des heures de pointe. J'organise donc mes rendez-vous avec mes clients montréalais en fonction de cet horaire.

Évidemment, ce serait vous mentir de vous dire qu'il n’y a que de bons côtés à travailler à Saint-Jean. Étant en zone satellite, nous sommes toujours moins au fait de ce qui se passe dans la jungle urbaine et quand des projets se préparent, nous l'apprenons parfois sur le tard. Toutefois, nous avons quand même nos contacts pour ne pas tout laisser passer!

AN : Vous avez créé un outil de gestion de projets, BiLL. Pouvez-vous nous le présenter?

Nous avons développé BiLL, un outil de gestion de projets conçu tout d'abord spécifiquement pour nos propres besoins dès 1999. L'application servait à l'origine uniquement à compiler les feuilles de temps des employés, mais avec les années, quelques refontes et plusieurs milliers d'heures de développement plus tard, l'application s'est perfectionnée. Elle permet maintenant aux utilisateurs d'accéder à tous leurs projets, feuilles de temps, échéanciers, tâches des employés, rapports de rentabilité et aussi à des fichiers associés à chacun des projets et à des centaines d'autres fonctionnalités utiles qu'il serait trop long d'énumérer ici.

Après l'avoir utilisé uniquement chez nous durant près de cinq ans, nous l'avons prêté à deux entreprises : une firme de design industriel et une agence de publicité. Elles ont immédiatement adoré BiLL en raison de sa simplicité et de sa convivialité. Ces deux entreprises l'utilisent toujours et s'accordent pour dire que BiLL leur a permis de grandement améliorer leur efficacité et leur rentabilité.

En voyant ce test positif, nous avons décidé de commercialiser BiLL, sous forme d'abonnement à un service web auquel les entreprises gérant des projets peuvent souscrire. Les employés peuvent y accéder selon différents droits qui leur sont accordés. Toutes les informations sont sauvegardées sur des serveurs sécurisés et sont accessibles en tout temps, de partout.

De plus, outre la possibilité de mieux gérer les tâches, les devis, la facturation et toutes les tâches administratives liées à la gestion de projet, le principal avantage tient au fait que nous pouvons avoir un historique de tous les projets réalisés dans l'entreprise. Ainsi, au lieu de faire des estimations approximatives, il est possible de décortiquer les projets antérieurs et de voir réellement le temps qui fut requis pour la programmation d’un module donné, par exemple. Ainsi, si vous avez pris 50 heures pour faire un projet qui avait été évalué à 20 heures, vous ne referez pas la même erreur d'estimation une deuxième fois.

BiLL s'adresse donc aux agences de design et de publicité, aux firmes d'architecture, de génie, de développement informatique ou toute autre entreprise qui doit gérer du temps, des projets, des échéanciers, des budgets ou toute autre tâche connexe. Pour vous donner une idée de sa polyvalence, nous avons même un ébéniste qui y est abonné!

Si vous souhaitez en savoir plus, visitez billoutildegestion.com
. Un essai de 30 jours est offert gratuitement.

 
 
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