La valeur du eLearning
Le e-Learning, serait-il en train de redéfinir nos modes d’apprentissage?
La technologie fait maintenant partie intégrante de notre quotidien et insuffle un dynamisme nouveau à notre quête de savoir et à notre gestion des connaissances. Aujourd’hui, les employés, les étudiants, les apprenant adultes, ainsi que les gestionnaires et les professeurs peuvent, grâce à leur simple ordinateur de travail, faire évoluer leurs connaissances en fonction de leurs besoins ponctuels, grâce aux ressources en ligne de leur choix, à leur rythme et dans le lieu qui leur convient.
Cette nouvelle réalité a des impacts majeurs, ne serait-ce que par le fait qu’elle peut contribuer à responsabiliser l’apprenant face à sa propre formation. L’utilisation des nouvelles technologies change la façon dont les apprenants, les enseignants et les gestionnaires interagissent, tant du point de vue structurel que social. Le e-Learning répond aux attentes en renforçant les façons d’apprendre par l’interaction, la communication, la collaboration et la construction du savoir. Le e-Learning recentre la formation sur l’apprentissage et non sur la transmission de l’information de sorte que sa définition learning oriente la pédagogie vers l’apprendre alors que le e fait référence aux nouvelles technologies.
Plusieurs auteurs et intervenants du milieu du e-Learning définissent celui-ci comme un apprentissage électronique basé sur une expression utilisée pour désigner tout mode de formation ayant recours à un support électronique et utilisé dans un usage plus restrictif pour désigner des modes d’apprentissage s’appuyant sur la communication par Internet (1). Un groupe québécois d’intervenants du milieu (Technocompétences) le définit comme un outil privilégié de formation afin d’appuyer les postulats sur la formation continue soit de former tout au long de la vie et de reconnaître le rôle de la personne au centre de sa démarche de formation (2). Selon l’auteur Anna Bouthy, la Commission Européenne sur l’e-formation (juin 2000) le définit comme l’utilisation des nouvelles technologies multimédias et de l’Internet pour améliorer la qualité de l’apprentissage en facilitant l’accès à des ressources et à des services ainsi que les échanges et la collaboration à distance (3). L’Office québécois de la langue française le définit comme un mode d’apprentissage basé sur l’utilisation des nouvelles technologies (4).
Bien que l’évolution du e-Learning atteigne sa vitesse de croisière, elle réserve encore bien des développements. Les possibilités que présente la technologie en matière d’offre et de méthodes pédagogiques favorisent notamment la formation de véritables communautés d’apprenants, capables d’échanger entre eux, de s’autoformer, mais aussi d’établir des liens autrement impossibles avec une multitude d’individus apprenants et de se questionner collectivement. Ultimement, ce sont nos concepts et nos habitudes pédagogiques qui s’en trouvent bouleversés (3). Tel que souligner par Mme Marchand, le e-Learning :
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s’appuie sur les savoir-faire, les savoir être acquis par l’apprenant, son vécu et son expérience personnelle;
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est attentif aux capacités sociales de s’engager dans un réel travail collaboratif;
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favorise l’apprentissage en contexte réaliste tout en préservant la polyvalence de l’apprenant;
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renforce l’accessibilité en temps et en lieu de la formation;
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réduit le temps non fonctionnel pour augmenter le temps consacré à la tâche (1).
Aussi, le e-Learning :
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nous permet de redéfinir la gestion et la mise en valeur des connaissances de l’entreprise;
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offre de nouvelles méthodes pour sauvegarder et pour gérer le savoir et le savoir-faire;
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favorise, multiplie et dynamise les échanges entre apprenants, gestionnaires et professionnels;
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favorise la circulation de l’information entre les acteurs de façon plus optimale et stratégique.
Mais pourrons-nous plus facilement faire fructifier le capital intellectuel? Les technologies de l’information mèneront-t-elles irrémédiablement vers l’autoformation? Quel est l’impact réel de la libre circulation du savoir entre employés et gestionnaires au sein de l’entreprise? Il est d’ores et déjà établi que la valorisation du capital intellectuel dans l’entreprise est tributaire des efforts déployés par les employés et les gestionnaires pour appliquer au quotidien les notions acquises lors d’activités de e-Learning. Par ailleurs, les technologies de l’information et de la communication abolissent les distances et s’adressent simultanément et sans distinction à des individus en processus d’apprentissage partout dans l’entreprise. Quant à la libre circulation du savoir, il ajoute effectivement aux divers rôles qu’assument l’entreprise auprès de ses employés comme un gestionnaire de connaissance, transformant ainsi ces regroupements en véritables communautés virtuelles de pratique.
Finalement, la mission du e-Learning sera d’encourager et de permettre aux employés et aux gestionnaires de renforcer leurs aptitudes professionnelles. Il se positionne ainsi comme catalyseur dans la relation employés–gestionnaires–professionnels, car il leur permet de se tenir à la fine pointe de l’évolution des connaissances et des techniques de l’entreprise.
Réunissez-vous et cernez vos éléments stratégiques dans une véritable intégration du e-Learning à votre politique de formation continue de l’entreprise. Vous y gagnerez par une plus grande accessibilité soutenue à votre programme de formation, une application de votre diversité dans vos stratégies pédagogiques, une gestion de temps efficace, une réduction de vos coûts à long terme, une interactivité entre vos employés et gestionnaires tout en maintenant une approche individualisée.
Avec le e-Learning à bord de votre entreprise ou de vos futurs projets de formation, vous pouvez cibler votre production de contenu, favoriser l’accès à vos programmes de formation en y intégrant le e-Learning tout en reconnaissant les gains personnels de l’apprenant. Malgré les diverses définitions du e-Learning, ADOPTEZ LE et FAITES-EN VOTRE VALEUR AJOUTÉE!
Références
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MARCHAND, Louise, E-learning et formation des adultes en contexte professionnel, Éditions de Boeck, 2002.
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Technocompétences (Comité sectoriel de main d’œuvre en technologie de l’information et des communications), Miser sur le e-Learning pour assurer une formation continue de qualité, Septembre 2001.
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BOUTHY A., JOURDAIN C., Construire son projet de formation en ligne, Éditions des organisations, France, 2003.
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Office québécois de la langue française, Document préparé sur l’industrie de la formation virtuelle, mars 2004.